Un chasseur d’images amateur progressivement déconfiné au milieu du printemps 2021

Le lundi 3 mai 2021, débute la première étape du déconfinement avec la fin des restrictions de déplacement. Le mercredi 19 amènera une autre phase de desserrement des contraintes avec un couvre-feu repoussé de 19 à 21 h.

Une période propice à des éloignements de Châtellerault s’offre alors au chasseur d’images amateur. L’observation des oiseaux rendue difficile dans des arbres ayant retrouvé leurs feuilles, il va s’attacher à regarder à ses pieds. Cette pratique, tout en soulageant des cervicales douloureuses, l’amène à s’intéresser aux végétaux bordant les rues et autres lieux. Leur identification nécessitera un recours systématique à l’application iNaturalist.  Au bout d’un mois, le nombre total de ses observations dépassera 600. La gent ailée continuera toutefois à agrémenter épisodiquement ses sorties.

Ainsi, le 7 mai, des hirondelles de fenêtre sont observées dans la rue Sully. Elles œuvrent à la fabrication de nids sous les avancées des toits du collège Saint-Gabriel.

Les jours suivants, malgré une présence manifestée par leurs chants, elles ne font pas l’objet d’images exploitables. Le lendemain, 8 mai, dans l’après-midi, chaperonné par Philippe Bellin, le photographe, recense quelques plantes avec un intérêt particulier pour l’ancolie, découverte près d’un bosquet de la plaine Baden Powell.

Le 10 mai, l’installation récente de la passerelle permet un accès réglementé à l’île Cognet. Des consignes sanitaires sont affichées à chaque extrémité du passage. Depuis l’îlot, les bords de la Vienne et le pont Henri IV sont photographiés sous plusieurs angles.

Huit jours plus tard, une montée des eaux offrira une perspective nouvelle sur les tours du pont avec une submersion de la partie sud de l’île restant accessible. Des clichés de végétaux y sont réalisés : consoude officinale, iris des marais et viorne obier.

Le 12 mai, lors d’une courte promenade à Châteauneuf, le site de la Manu paraît particulièrement animé avec des jeunes au skate-park et devant l’école de cirque.

Sur le quai occidental du canal, quelques plantes sont identifiées : achillée millefeuille, centaurée et passerage champêtre. Derrière la Forge, une bergeronnette grise est surprise alors qu’elle éduque une juvénile.

Le 15, depuis le pont Henri IV, un manège similaire est observé sur un tronc flottant. Après avoir nourri deux oisillons, une autre bergeronnette semble les inviter à s’envoler. Cette observation est faite lors d’une sortie post-méridienne consacrée à un exercice photographique original du pont depuis le jardin du château.  Certaines prises de vue sont immédiatement postées sur Instagram.

Le 16 mai, malgré un temps menaçant, lors d’une longue promenade, avec des sous-bois couverts de fougères, la forêt propose un menu composé de papillons et de végétaux.

Outre l’identification de nouvelles fleurs, l’accouplement de deux aurores est surpris.

Le 20 mai, avec une météo favorable, un déplacement en solitaire, après le déjeuner, conduit à la réserve ornithologique du lac de Saint-Cyr. L’accès à cette réserve est subordonné au respect de consignes sanitaires placardées dès l’entrée du site.

Les observatoires sont à nouveau accessibles suivant les mêmes préconisations. Le port obligatoire du masque complique l’observation du plan d’eau où se retrouvent plusieurs espèces d’oiseaux : sternes, colverts, vanneaux, grèbes, chevaliers.

Le long des chemins reliant les cabanes, des plantes attirent l’attention : orchis, ophrys et euphorbes notamment.

Le dimanche suivant, accompagné de Françoise, le chasseur d’images profite de l’ouverture au public de la réserve dans la cadre de la fête des oiseaux.  Accueilli par des bénévoles de la LPO, le couple masqué parcourra le circuit balisé entre les trois observatoires.

Des gravelots adultes et juvéniles seront alors repérés.

Le 22 mai, à l’invitation de la section Nature, l’après-midi est passée à la réserve du Pinail à Vouneuil-sur-Vienne. Un défi biodiversité y est organisé par Gérépi, l’association gérant la réserve.  Le 6 juin, le sentier de découverte y sera de nouveau parcouru avec Françoise. Libellules et grenouilles y seront observées animant la surface des trous d’eau couverts de nombreux nénuphars.

Le 24 mai, après les trois sorties hors les murs de Châtellerault, de la semaine passée, une promenade dans le quartier de la résidence est au programme de l’après-midi. Le site de la Manu est parcouru lentement du fait d’averses imposant au promeneur de se mettre à l’abri dans un recoin près du canal. Un merle et un rouge-gorge s’accommodent de cette pluie en poursuivant leur quête de nourriture.

Le lendemain, près du cinéma Les 400 coups, la pelouse non tondue offre quelques plantes intéressantes à l’observation : pavot, oxalis, orpin et achillée.

 

Le 29 mai, en partenariat avec la Maison pour Tous, une opération « Sauvages de ma rue » accueille une douzaine de personnes autour de Max Poisay. Sont parcourus les bords de Vienne entre les ponts Henri IV et Camille de Hogues. L’identification des plantes est réalisée par le guide avec, si nécessaire, le recours à l’application i-Naturalist pour confirmation.  

Le dimanche 30 mai, une promenade au jardin public de Chauvigny agrémente le milieu d’après-midi. Outre la cité médiévale, des végétaux et oiseaux sont également photographiés.  Cette sortie digestive suit un déjeuner dans un restaurant de Valdivienne, à l’occasion de la fête des Mères, avec un strict respect des mesures de sécurité sanitaire : tables éloignées, personnel masqué, QR-code affiché, accès restreint à la salle, feuillets de recueil des coordonnées sur les tables.

Le mercredi 9 juin 2021 ouvre la troisième étape du déconfinement et le début d’une autre histoire.

Denis Lemaître

Un chasseur d’images amateur au début d’un printemps 2021 confiné

Au plan sanitaire, ce début du printemps ensoleillé, marqué par la visite à domicile d’un morio le 24 mars, n’apporte pas, dans un premier temps, de changement. L’arrêté préfectoral portant obligation du port du masque est prolongé jusqu’au mardi 1er juin inclus. Quinze jours plus tard, il en sera tout autrement avec l’extension, à tout le territoire national, des mesures déjà prises pour seize départements. Ces dispositions renforcées prennent l’aspect d’un troisième confinement.

Dès lors, dans la limite de 10 kilomètres autour de son domicile, le photographe amateur reste attaché à la fréquentation des espaces non urbanisés où la distanciation physique peut être respectée de manière continue. Le lac et la forêt domaniale de Châtellerault deviennent ainsi ses lieux de chasse privilégiés. Il s’autorise toutefois quelques escapades le long de la Vienne, à la Manu et même à Ingrandes.

Inspiré par le changement d’heure du 28 mars, il expérimente, le 30, une sortie matinale aux abords du lac de la Forêt. Ce choix est heureux. La forêt et la prairie s’animent alors des premiers ébats des volatiles. Pies, corneilles, étourneaux, merles noirs et rouges-gorges inspectent le sol à la recherche de nourriture. Dans les arbres, geais, fauvettes, mésanges, pics et sittelles ont la même occupation avec des menus différents : gland pour le geai, baies de laurier pour la fauvette, fleurs de prunier pour la mésange, insectes dans le bois pour le pic et la sittelle.

Une promenade en forêt, également matinale, le lendemain lui offre la possibilité de retrouver un pic épeiche et un accenteur mouchet.

Le 7 avril, en début d’après-midi, faute de pouvoir présenter un justificatif de domicile, une attestation de déplacement dérogatoire est générée sur le téléphone portable pour une promenade le long de la Vienne. Après le franchissement de cette rivière par le pont du Maréchal Lyautey et le passage sous la voie de chemin de fer, est atteint, au bout d’une heure et demie de marche, l’étang de Nonnes Nord. Les abords de ce plan d’eau sont propices à l’identification de quelques plantes (cardamine des prés, lamier blanc et lierre terrestre).

Le 8 avril, une longue promenade en forêt de Châtellerault occupe une bonne partie de l’après-midi. Une fois Françoise laissée sur le parking du Bœuf Mort, au nord du lac, le trajet parcouru emprunte des layons bordant l’autoroute A10 en direction du sud.

L’itinéraire choisi, également fréquenté par quelques sportifs, autorise une observation fructueuse de la flore (faux houx et potentilles) et de la faune, notamment les oiseaux. Outre les passereaux habituels, un coucou gris est ainsi repéré et photographié au niveau de l’aire de repos autoroutière.

Le 14 avril, une sortie ornithologique, en compagnie de Jean Langoumois, agrémente tout l’après-midi. Les parcelles forestières 2, 3 et 9 sont ainsi arpentées à la recherche de quelques oiseaux : geais, pics, mésanges, pinsons et autres. S’y ajoutent quelques papillons (thècle de la ronce, panthère, aurore, grande tortue) surpris dans les allées. Une station prolongée au bord de la mare du Bœuf Mort, lieu de baignade des passereaux, met fin à cette promenade. Une semaine plus tard, un bruant zizi, une grive musicienne et des verdiers seront observés à ce point d’eau.

Le 16 avril, à partir de 16 h 30, une activité physique de plein air, avec pour objectif le site de la Manu, termine la journée.

Rentrant à son domicile par le quai du 11 novembre, le long du canal de décharge de l’Edf, le promeneur y remarque le retour d’un héron cendré, absent depuis 3 mois, d’une nette rousse, disparue à la mi-février, et d’un chevalier guignette, parti à la fin de l’été dernier.  Le 25 avril, une femelle colvert y accompagnera les premiers pas de ses petits sur le terre-plein central bordant ce canal.

Le 20 avril, une nouvelle observation des oiseaux au Lac est programmée en matinée. Le déplacement en voiture est un peu laborieux. La distribution en drive des sacs jaunes sur la place Henri Roy est à l’origine d’un bouchon dans la rue Clément Krebs. Durant deux heures, la rive occidentale du Lac de la Forêt est parcourue. Le calme des lieux autorise la découverte de quelques chevaliers guignettes et un coucou gris à l’extrémité sud du plan d’eau.

Au nord, près de la mare, un serin cini est remarqué en compagnie de lapins de garenne.  Deux jours plus tard, un écureuil roux anime la traversée de la parcelle forestière 23.

Le 25 avril, un court déplacement en voiture, dans un rayon de 10 kilomètres, permet la découverte du parc des loisirs du Gros Caillou à Ingrandes.

Seule l’observation quelques papillons (flambé et cuivré) égaie cette sortie autour d’un lac aux rives déboisées et aux abords fauchés.

A la fin du mois d’avril, le lac et la forêt connaissent de gros changements : les arbres retrouvent leurs feuilles, évolution rendant plus difficile l’observation des oiseaux, les fleurs tapissent les sous-bois (euphorbes, genets et jacinthes) et les points d’eau, comme la mare au nord du lac, se tarissent. Le 28 avril, quelques brins de muguet sont cueillis au Marchais de la Caraque, au nord-ouest de la route D 21.

Un retour progressif à une vie normale à compter du 3 mai 2021 s’accompagnera d’une levée de la limite de déplacement. Une nouvelle aventure débutera pour le photographe qui comptabilise aujourd’hui 464 observations sur l’application iNaturalist.

Denis Lemaître

Un chasseur d’images amateur à la fin de l’hiver 2020-2021

A la mi-février, pour le département de la Vienne, l’obligation du port du masque est prolongée jusqu’au 31 mars 2021, à l’exception des espaces non urbanisés. Au cours des dernières semaines de l’hiver, le chasseur d’images amateur va rechercher ces rares zones dans la ville de Châtellerault et les abords immédiats s’offrant ainsi la possibilité d’ôter le masque chirurgical bleu. Respectant le couvre-feu avancé à 18 h 00 depuis le 16 janvier, il n’a aucunement besoin de générer une attestation de déplacement dérogatoire. Par ailleurs, lors de cette période ensoleillée, son souci constant sera de s’éloigner de ses congénères pour observer en toute quiétude les oiseaux et autres manifestations de la nature.

Ce souci aura pour conséquence un abandon progressif du site de la Manu et des rives de la Vienne en aval du pont Henri IV où les Châtelleraudais sont de plus en plus nombreux. Après une fréquentation régulière du lac et de la forêt domaniale, il va mettre le cap plus au sud en rejoignant le centre de loisirs de Beaumont-Saint-Cyr et Chauvigny.

Auparavant, le 17 février, il retourne toutefois sur le site de la Manu où les voies de circulation longeant le canal font l’objet d’un nettoyage à la suite de l’inondation du 3. Très tôt, au début de l’après-midi, la femelle martin-pêcheur se montre dans un arbuste en bordure de la confluence de l’Envigne et de la Vienne. Il n’aura pas l’occasion de la revoir avant l’arrivée du printemps. Selon un spécialiste de la LPO, la turbidité de l’eau, gênant son activité de pêche, explique son absence prolongée. Le jardin du directeur accueille les premiers papillons : un citron et un paon de jour. L’arrivée d’un groupe de jeunes « se posant » sur l’aire de pique-nique à l’extrémité sud, met fin à son observation. Ils s’accordent un moment de repos après un passage au skate-park alors très fréquenté.

Jusqu’à la fin de février, le lac et la forêt lui fournissent un moment de répit, très vite écourté. A l’ouest de la pièce d’eau, la rive, la prairie et l’orée du bois sont particulièrement animées : s’y retrouvent geai des chênes, pinson, mésange, rouge-gorge. Le long d’un chemin forestier, à l’arrière des concessions automobiles, un écureuil roux s’amuse dans les hautes branches avec pour voisine, une sittelle torchepot. Dès le 23 février, des papillons se manifestent : grande tortue et vulcain notamment. Outre les promeneurs de chiens, randonneurs, vététistes, pilotes de quad et autres engins motorisés troublent ses sorties. En plus, quelques écoles voisines y ont délocalisé leurs activités sportives.

Au début du mois de mars, il prospecte avec bénéfice les bosquets du quartier est des Renardières en aval du pont Maréchal Lyautey. Sittelle torchepot, grimpereau et pic épeiche y côtoient pinson, mésange, pouillot et rouge-gorge dans des arbres survolés par des corbeaux croassant sans interruption. Le dimanche 14 mars, des pêcheurs et leurs voitures stationnées au bord de la rivière l’obligeront à faire demi-tour. Il en sera de même le mercredi suivant avec le passage d’une tondeuse tractée le long de la rue Charles Plessard.

Le premier samedi de ce même mois, la recherche de nouveaux volatiles le conduit, en famille, au centre de loisirs de Beaumont-Saint-Cyr. Il n’est pas le seul à avoir eu cette idée. Plusieurs familles s’y retrouvent notamment pour déjeuner en plein air. Des enfants un peu bruyants troublent sa visite de la réserve ornithologique, zone interdite à la promenade de River et donc de sa maîtresse. Malgré tout, vanneaux et grèbes, tous huppés, y sont observés. Un prunier en fleurs y accueille quelques insectes dont un vulcain. 

Le 19 mars, une très courte excursion au nord de Châtellerault, en compagnie de Jean Langoumois, marquera la fin de l’hiver avec la manifestation de quelques hérons garde-bœufs à Antran.

Après l’apparition de quelques fleurs, le changement de saison sera marqué par de nouvelles mesures de freinage concernant seize départements pour un mois. Maintenu sur l’ensemble de la France, le couvre-feu sera décalé à 19 heures à partir du 20 mars.

 

Denis Lemaître

Un chasseur d’images amateur au milieu de l’hiver 2020-2021

A la mi-janvier, la préfète de la Vienne proroge jusqu’au 15 février 2021 inclus l’arrêté portant obligation du port du masque pour toute personne de onze ans et plus sur l’ensemble du territoire départemental, à l’exception des espaces non urbanisés. Une semaine plus tard, le port du masque artisanal en tissu est déconseillé. Pour le chasseur d’images, les masques bleus chirurgicaux remplacent ceux cousus par l’épouse, aux couleurs plus chatoyantes.  Le 8 février, les masques en tissu seront interdits dans les établissements scolaires.

Au début de l’année 2021, quittant la rive orientale de la Vienne aux environs du site de la Manu quasi-désertés consécutivement à une forte montée des eaux (le 13 janvier, un cormoran assure seul la garde sur le terre-plein central Edf), le photographe amateur, toujours masqué, rejoint la rive gauche de la Vienne en prenant la direction du Nord.

Depuis le quai Alsace-Lorraine, il inspecte la rive occidentale de l’île Cognet avant de parcourir le pré de l’Assesseur et d’emprunter la promenade des Acadiens jusqu’à l’ancien pont de chemin de fer de Loudun. Sa déambulation sur la piste cyclable lui offre des vues sur l’arrière des maisons bordant la rue d’Antran et sur la rive ouest de l’île Sainte-Catherine.

En aval du pont Henri IV, outre une bergeronnette grise, les colverts occupent en nombre la rive alors abandonnée par les pêcheurs. Une nette rousse, un fuligule et un canard domestique les accompagnent. Profitant de l’absence des kayakistes, les canards s’efforcent d’animer le plan d’eau aménagé et ses abords immédiats. La nuit, ils sont relevés par des castors d’Europe qui marquent leur présence sur les arbres de l’île Cognet. La submersion des lieux, au début du mois de février, les dérangera dans leur œuvre.

Dans le pré de l’Assesseur, aux tables de pique-nique occupées par les maîtres de quelques chiens s’y défoulant sans laisse, une observation attentive des buissons bordant le mur du garage Toyota, lui permet de repérer un accenteur mouchet, un roitelet triple-bandeau, un troglodyte mignon, un rouge-gorge et une mésange charbonnière.

Plus au nord, l’île Sainte-Catherine paraît plus calme. Un héron cendré y est toutefois repéré le 10 janvier, tandis qu’une dizaine de cormorans occupent la cime d’un arbre à l’extrémité sud de l’île. Au milieu du mois de janvier, certains prendront le soleil sur une petite plage rocailleuse.

Au même niveau, dans les jardins jouxtant les maisons de la rue d’Antran, trois mangeoires attirent de nombreux passereaux : moineaux, mésanges, pinsons des arbres. Leurs faits et gestes sont dangereusement surveillés par un chat.

De tels dispositifs existent également à la résidence du photographe et dans les jardins voisins avec les mêmes conséquences. Merles noirs et étourneaux participent alors au festin.

Au milieu du mois de janvier, quelques sorties au Lac et à la forêt domaniale apportent son lot de surprises avec quelques habitués des sous-bois : geais des chênes, pics épeiches, grimpereaux, sittelles torchepots et roitelets.

Des chevreuils se montreront aux yeux du chasseur d’images lors du premier dimanche de février.

Une mare, au nord du lac, connaît une belle activité en offrant aux chardonnerets, mésanges et fauvettes les possibilités de se désaltérer et se baigner.  Des verdiers et des pinsons des arbres les y rejoindront le 7 février.

 

Au cours de la dernière semaine de janvier, un nouveau phénomène est constaté sur le site de la Manu. Le jardin du directeur et les abords du canal sont envahis par les lycéens de Berthelot qui, interdits d’activités physiques à l’intérieur, viennent, pour certains, y courir. Leurs déplacements bruyants gênent l’observations des oiseaux en bordure des plans d’eau. Le 3 février, une brusque montée des eaux mettra momentanément un arrêt à cette nouvelle pratique.

 

Après avoir, un temps, retrouvé leur poste favori au milieu de la confluence de l’Envigne avec la Vienne, les martins-pêcheurs se font à nouveau discrets.    Au contraire, les colverts, privés du terre-plein central de l’usine Edf submergé, occupent en force les lieux. Des oies et d’autres canards (mandarins) se joignent à eux.

 

Les colverts rejoignent parfois précipitamment les berges à la suite de mouvements menaçants en profondeur de gros poissons (silures). Cette fuite est ponctuée du coin-coin des femelles. Le 26 janvier, un écureuil gambade dans la prairie au sud de L’Envigne.

Le mois de janvier se termine avec le report inattendu d’un nouveau reconfinement serré ou hybride.

Denis Lemaître

Un chasseur d’images amateur et les fêtes de fin d’année 2020

Les illuminations de la ville à Châtellerault et des déplacements à Chauvigny marquent la fin d’année 2020 du chasseur d’images amateur.

A part le couvre-feu institué, le 15 décembre 2020, de 20 h 00 à 6 h 00 (jusqu’au 15 janvier 2021 inclus), le photographe, encore porteur d’un masque artisanal en tissu aux motifs de Noël (le port est toujours obligatoire en zones urbanisées,) est libre de ses mouvements. Outre les abords de la Vienne, ses pas le conduisent au centre-ville dans la journée et à la tombée de la nuit.

A Châtellerault, le 17 décembre 2020, les arbres dénudés de la rue du 11 novembre abritent plusieurs passereaux : mésanges et pouillots véloces. Le lendemain, l’arbre isolé de la place Emile Zola accueille une mésange charbonnière et un pinson des arbres. Le même jour, les toits de la place Dupleix sont occupés par quelques dizaines de pigeons bisets profitant des rayons du soleil hivernal.

Depuis plus d’une semaine, la place Emile Zola et son arbre sont décorés. Les illuminations seront immortalisées le 19 en même temps que celles de l’hôtel de ville, éclairé depuis le 12. En cette période où seuls les commerces essentiels sont ouverts, quelques vitrines sont particulièrement mises en valeur.

Contrairement aux années précédentes, l’esplanade François Mitterrand n’accueille pas de patinoire extérieure, la place est seulement occupée par les chalets d’un marché de Noël. Pour éviter un brassage trop important de population, la déambulation traditionnelle est supprimée à quelques jours de cette fête.

La ville de Chauvigny est également illuminée. L’hôtel de ville, le château, l’église Notre-Dame et d’autres monuments y sont éclairés.

Quelques allées et venues dans cette commune, au village de Pouzioux, offrent l’opportunité de nouvelles découvertes.

Le 19 décembre, sur le chemin du retour, lors d’un arrêt sur les bords d’un étang de Bonnes, deux grandes aigrettes sont repérées en compagnie d’un héron cendré et de quelques colverts.

A la fin du mois de décembre, la campagne chauvinoise aux arbres aussi dénudés, parcourue en compagnie de River, est animée par des mésanges, pinsons des arbres et accenteurs mouchets. Les sous-bois de la Fouillarde, aux orées fleuries d’ajoncs, abritent des constructions à l’usage indéterminé. En bordure d’un chemin y conduisant, un hellébore fétide est repéré. Une espèce de cette plante vivace est appelée rose de Noël.

Le 1er janvier 2021, après un rapide échange de vœux à Pouzioux, la présence de deux chevreuils agrémente le retour lors de la traversée de la commune de Bellefonds. Quelques minutes plus tard, une importante colonie d’hérons garde-bœufs impose une seconde halte.

Au cours de cette période, la résidence du photographe reçoit quelques visiteurs habituels : moineaux, merles noirs, mésanges charbonnières et bleues et étourneaux. De l’autre côté de la rue, un pigeon ramier, un merle noir et un rouge-gorge sont aperçus dans le parc Aristide Briand. Également présents dans ce parc, de nombreux étourneaux occupent la cime des arbres de la place de Castellon de la Plana.  Au milieu de la Vienne, seuls les cormorans ornent les arbres effeuillés du terre-plein de l’usine Edf. Ils forment une guirlande de Noël. Canards et cygnes ont abandonné les lieux. Les colverts restent présents uniquement autour de la mare du square Gambetta.

Oiseaux, plantes et illuminations accompagnent ainsi le photographe lors de la transition entre une année bouleversée et une autre incertaine. Une certitude l’habite toutefois, il retrouvera, en 2021, ces amis ailés en ville et en campagne.

Denis Lemaître

Un chasseur d’images amateur sur le site de la Manu inondé à Châtellerault (Vienne)

Le 3 février 2021, le chasseur d‘images amateur, toujours porteur du masque chirurgical, est témoin, comme d’autres passionnés, d’un phénomène climatique touchant le site de la Manu, dans sa partie ouverte au public, phénomène rendant impossible momentanément l’observation de ses amis ailés.

En début de matinée, devant se rendre à Châteauneuf chez sa coiffeuse, il ne peut traverser la Vienne par le pont Camille de Hogues, interdit à la circulation par un arrêté municipal.

Dérouté vers le pont Henri IV, il longe la Vienne dont les eaux ont beaucoup monté dans la nuit. L’échelle de crue de cet ouvrage indiquera 4,15 mètres en début d’après-midi. L’île Cognet est complètement submergée ainsi que le parking le long du quai Alsace-Lorraine. La promenade des Acadiens est également sous les eaux.

L’île Cognet submergée.

Moins d’une heure plus tard, avec sa coupe rafraichie, il rejoint le site de la Manu où l’attend une surprise. Outre un accès interdit par les grilles fermées, les abords du canal sont inondés. Les deux embarcations y flottent à hauteur des quais. En compagnie d’autres photographes amateurs, il immortalise la scène en prenant quelques clichés avec son téléphone portable. Au retour par le quai des Martyrs de la résistance, avec cet appareil, il saisira l’envol de quelques colverts réfugiés sur le muret bordant la Vienne.

Les embarcations sur le canal.

Au cours de l’après-midi, il ne peut s’empêcher de retourner sur les lieux du crime, doté alors de son appareil photo. Outre la volonté de faire quelques vues « aériennes » depuis la passerelle Vilmouth, il souhaite observer le niveau de l’eau sur le site à l’aide des échelles de crues implantées près du canal.

L’échelle, située à l’est de la passerelle métallique, lui permet de noter un niveau similaire à la crue du 25 mars 1912.

Le canal débordant.

L’échelle de crue à l’est du canal.

De sa position élevée depuis les cheminées de 45 mètres, il constate l’étendue du débordement dans la partie nord du canal. Au milieu de la Vienne, la pointe nord du terre-plein central est sous l’eau. Le niveau de l’eau est très proche en amont et en aval de l’usine électrique. Les clapets du déversoir sont baissés pour permettre un écoulement rapide des eaux.

L’usine Edf sur la Vienne

Selon la presse locale du jour, « si le spectacle de la crue attire toujours beaucoup de curieux et de photographes aux abords des quais et du pont Henri IV, il n’est pas inhabituel à cette époque de l’année ». Le chasseur d’images, fréquentant de manière assidue le site de la Manu depuis 16 ans, n’avait jamais photographié un tel débordement du canal.

Denis Lemaître

Un chasseur d’images amateur reconfiné en novembre 2020.

Le vendredi 30 octobre 2020, à minuit, le deuxième confinement, annoncé deux jours plus tôt par le président de la République, prend effet. Le dispositif connaît quelques différences notables par rapport au premier : ouverture des établissements scolaires, maintien de l’ouverture des parcs et espaces verts…

L’attestation de déplacement dérogatoire est de retour avec neuf types de motifs permettant d’y déroger. Comme au printemps, des déplacements brefs, liés à l’activité physique ou à la promenade, sont notamment possibles « dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile ». Les formulaires du journal local seront utilisés, évitant ainsi l’impression sur une feuille blanche.

A l’instar des travaux suspendus au déversoir de l’usine EDF depuis la fin d’octobre, la vie semble s’être figée sur le plan d’eau où restent seuls vraiment actifs les cygnes et les cormorans. Cette impression est la conséquence d’une observation plus restreinte des lieux. Tout en ayant pris le risque de porter son appareil photo, le chasseur d’images peut difficilement rester quelques dizaines de minutes à scruter les bords de la Vienne afin d’y repérer notamment les martins-pêcheurs. La vision furtive de leurs vols lui permet toutefois de s’assurer de leur présence.

Les oiseaux blancs et leurs homologues noirs semblent s’être partagé le coin. Les cormorans se cantonnent en amont du pont Camille de Hogues, notamment à l’ouest du terre-plein central de l’usine, et y occupent le sommet des arbres, utilisés comme dortoirs. La douzaine de cygnes se maintient en aval du même pont. De part et d’autre, quelques téméraires osent des incursions dans le camp adverse sans déclencher des protestations. S’ils sont le fait d’oiseaux solitaires chez les sombres, ces raids sont exécutés par des couples clairs.

Outre des rondes rapides aux abords du plan d’eau, les promenades quotidiennes comprennent également une traversée du parc Aristide Briand. Le port du masque y est obligatoire avec un accès possible aux jeux d’enfants. Très peu fréquenté, ce parc offre un abri sûr à plusieurs passereaux : mésanges, pinsons des arbres et moineaux.

Les rues empruntées offrent également des surprises : tourterelles turques dans la rue de l’abbé Lalanne, étourneaux dans la rue Camille Lebeau.

Comme au printemps, des oiseaux sont également observés dans la résidence du chasseur d’images : le 3 novembre, une mésange bleue agrippée au mur d’enceinte, les 8 et 16, trois chardonnerets déjeunant dans les arbres de l’allée principale, le 14, un rouge-gorge dans un jardin voisin.

A partir de la fin du mois de novembre, l’allongement, dans la limite de trois heures quotidiennes, des déplacements en plein air autorise des

rencontres comme celle d’un homologue, le 28, en pleine action devant le pont Henri IV.

L’application AntiCovid est alors utilisée pour générer les attestations dérogatoires.

Cette nouvelle tolérance permet au photographe de répondre favorablement à une invitation de Philippe Bellin, le 2 décembre, pour une sortie « nature » au jardin de la Manu. L’organisateur, aidé de Max Poisay, guide ainsi deux amateurs dans la découverte de la flore locale. L’identification des plantes donne lieu à de fructueux échanges avec le recours occasionnel à des applications comme iNaturalist.

Au début du mois de décembre, avec l’arrivée du mauvais temps, la Vienne connaît une brusque montée des eaux qui entraîne une submersion de la végétation au fond du canal de décharge. Un puissant courant gêne l’activité des colverts. Les cormorans quittent le versant occidental du terre-plein pour se réfugier dans les arbres voisins. Moins nombreux, les cygnes continuent à se battre contre le courant pour trouver leur pitance. Le 5 décembre, un adulte et deux juvéniles s’aventurent à quelques mètres, en amont du barrage EDF.

Le cauchemar, décrit par Jacques Dufour dans « Mystère à Châtellerault », semble un instant devenir réalité. Heureusement la présence de la femelle du martin-pêcheur apporte, le 4 décembre, une note d’espoir. Le confinement automnal prendra fin le 15 décembre avec l’instauration d’un couvre-feu à partir de 20 h 00.

Denis Lemaître

Mystère à Châtellerault

C’était en automne, nous étions en confinement saison 2, et les feuilles d’attestation se ramassaient toujours à la pelle, quelques masques aussi. Notre chasseur d’images s’était levé de bon matin, au chant du coq. Après s’être couvert le minois d’un masque, désinfecté les mains au GHAB (Gel Hydro Alcoolique Bio), muni de l’attestation ad hoc sur papier recyclé, il était parti gaillardement dans la limite du kilomètre gouvernemental et des soixante minutes tolérées, vers les bords de Vienne avec son appareil photo, le zoom déjà armé, prêt à saisir le moindre détail des plumes du  premier moineau qui se présenterait. Le temps étant compté, la distance restreinte, c’est donc au pas de charge qu’il franchit le pont Camille de Hogues, puis parcourt à grandes enjambées les  allées de la Manu, longe le canal pour aller rejoindre son endroit préféré : le calme et bucolique confluent de la Vienne et de l’Envigne où il va pouvoir exercer son art photographique.
Mais là, quelle surprise, aucun gazouillis ! Nul volatile à l’horizon, pas la plus petite aigrette garzette posée sur le tapis flottant de jussie rampante, et pas un oiseau sur la Vienne non plus ! Sur les branches, pas la moindre mésange bleue avec son petit gilet jaune que notre chasseur affectionne tant. Même Martin le pêcheur, son fidèle compagnon de prises de vues, est absent. Il n’y a plus personne pour pêcher le gardon ou chasser dans la vase : avant c’était open bar, désormais ça ressemble à une fermeture administrative ! Le photographe se déplace le cœur battant, observe les quais, les arbres, le barrage, même le ciel est vide, pas de zoziaux… Notre chasseur n’en croit pas ses lunettes, il les retire, les essuie, se dit qu’elles se sont certainement embuées à cause de ce fichu masque en tissu lavable vingt fois, pourtant amoureusement confectionné par sa tendre épouse entre deux parties de bridge. Ah ! Si seulement il avait pu s’offrir un FFP2 avec sa précieuse cartouche filtrante ! Il faut se rendre à l’évidence, les lunettes vont bien, les yeux aussi, mais tous les oiseaux ont disparu ! Il se dit qu’ils auraient pu le prévenir, juste une petite missive portée par un pigeon voyageur, voire une lettre anonyme, les corbeaux sont experts en ce domaine.
Après tout, même si l’horaire était un peu matinal, ils auraient pu lui proposer – sous dérogation – un Skype apéro ou un Face Time sur WhatsApp pour partager quelques graines salées avec un jus de houblon frais et mousseux.
Se seraient-ils eux-mêmes confinés après avoir entendu l’impressionnante voix de stentor du premier de nos ministres ? Notre chasseur court alors vers le pigeonnier en bois du bord de Vienne, hèle la gent ailée, frappe contre les planches… Point de réponse. Si c’est une farce, il sait qui en est le dindon. S’il trouve le responsable de cette mauvaise plaisanterie, il va lui voler dans les plumes, et ils vont échanger quelques noms d’oiseaux ! Il comprend alors qu’il s’est fait pigeonner ! Il s’inquiète toutefois de leur santé, se seraient-ils contaminés les uns les autres ? Le héron cendré aurait-il perdu le goût du poisson et l’odorat pour rechercher les vermisseaux dans la vasière ? Il se demande si une aigrette imprudente et étourdie n’aurait pas éternué dans un transport en commun, en oubliant de mettre son bec dans le creux de son aile ? Les choucas auraient-ils oublié la distanciation aviaire ? Pourtant, ils le savent qu’il faut respecter le mètre. Lemaître aussi d’ailleurs !
Les cormorans se seraient-ils perchés à plus de six pour prendre leur repas de poissons dans leur arbre préféré sur les quais ? Les mouettes auraient-elles négligé de se rincer les palmes avec du gel hydro alcoolique ? Pourtant, le panneau du point d’information tout proche rue Jean Monnet précise bien les gestes barrières à respecter !
Dans le doute, il saisit son téléphone pour vérifier sur les réseaux sociaux si quelque volatile syndiqué n’aurait pas appelé à une manifestation devant la mairie, à quelque transhumance vers une autre zone humide réputée sans virus… mais rien, pas le moindre commentaire, ni tweet, ni like sur le sujet. Inquiet en cette période anxiogène, il songe à contacter la gendarmerie pour déclencher le plan épervier.
Il espère cependant que ses chers oiseaux ont bien activé « TousAntiCovid » sur leur portable. Il va sur le site du ministère de l’Environnement pour voir si quelque directive d’un érudit énarque bobo parisien aurait interdit les abords de rivière à ses volatiles préférés. Barbara n’a rien écrit, Nicolas le mulot non plus. Fichtre ! Mais qu’est-ce donc que cette désertion ? Il finit par émettre plusieurs hypothèses : tous ses amis ailés s’étaient peut-être réunis à quelques tirées d’aile d’ici, et puis tombe l’improbable message gouvernemental qui les bloque là où ils sont, sans doute bien au-delà de ce kilomètre réglementaire. Mais ils pourraient aller sur le site gouv.fr, imprimer une attestation, la remplir en deux coups de plume et revenir ici en cochant la case dérogatoire « satisfaire ses besoins alimentaires » ! Il se dit que ses oiseaux ne sont pas des contrevenants prêts à sortir en dehors du respect des règles sanitaires vétérinaires.

Pas le genre de délinquants qui pourraient être verbalisés de 135 grammes de graines pour ne pas avoir rempli leur attestation ou avoir négligemment porté le masque sous le bec. Peut-être que l’un d’entre eux a volé jusqu’au parc du Verger pour se faire introduire, en faisant la grimace, un écouvillon au fond du bec, et si le résultat fut positif tous ses congénères se sont retrouvés cas-contact isolés en quatorzaine dans leur nichoir ! Il réfléchit et se dit qu’ils sont peut-être rentrés chez eux pour faire du télétravail sur la table du salon tout en gardant leurs petits. Ou alors ils sont allés remplir un caddie de pâtes et de papier toilette.
Il pense surtout à ses publications et se dit que c’est le chant du cygne pour la suite de sa série d’articles sur les oiseaux. Ah ! S’il osait, il appellerait bien Raoul, le professeur pour savoir si tous ces vilains petits canards n’auraient pas effectué un rapide vol aller – retour en escadrille jusqu’à Marseille pour quérir, à titre préventif, quelques boîtes d’hydroxy chloroquine. Il pense même à contacter l’Agence Régionale de Santé afin de vérifier si la région n’a pas été placée dans un confinement aviaire renforcé.
Une sonnerie retentit, notre chasseur d’images tend le bras et arrête le bruit strident sur sa table de nuit… Il se réveille haletant, après un affreux cauchemar, et reprend ses esprits. Il est soulagé, ce n’était qu’un mauvais rêve, il va donc pouvoir de nouveau rejoindre les bords de Vienne et retrouver ses chers amis. Dans quelques jours il pourra reprendre… la plume pour nous rédiger un nouvel épisode du chasseur d’images confiné. C’est vrai qu’en la matière il est le maître…
Jacques Dufour. novembre 2020

error: Content is protected !!