Lettre d’information aux adhérents du 13 avril 2021

Chère adhérente, cher adhérent,

En ce début des vacances de printemps, les conséquences de la situation sanitaire générale restent figées pour ce qui concerne les activités culturelles.

Le décret n° 2021-255 du 9 mars 2021 proroge jusqu’au 31 juillet 2021 les mesures déjà reconduites, au début décembre 2020, jusqu’au 1er avril 2021. Elles portent sur l’adaptation des règles de réunion et de délibération des assemblées et organes dirigeants des personnes morales (dont les associations culturelles).

Cette nouvelle prorogation, pouvant ne pas être la dernière, justifie pleinement le choix de vos administrateurs, opéré au milieu du mois de février 2021, de tenir l’assemblée générale le 24 avril, à 10 h 00, sous une forme inédite. Annoncée le 8 mars, la tenue à distance de cette assemblée a nécessité la mise en place d’un dispositif qui, du fait de sa relative complexité, a donné lieu à l‘envoi, par courriel ou courrier, de documents explicatifs à partir du 26 mars.

La réussite de l’opération suppose une participation massive des adhérents appelés à renvoyer, avant le 17 avril, un pouvoir au bureau ou un bulletin de vote dûment renseignés. Un rappel dans ce sens a été fait le 6 avril. Au cours de la semaine passée, j’ai tenu à remercier personnellement les sociétaires s’étant manifesté.

Outre ce vote par correspondance, il vous sera donné la possibilité d’assister à cette assemblée, prévue en deux parties à 10 h 00 et 11 h 00, à l’aide de l’application Zoom. A la condition d’une inscription préalable à l’adresse e-mail de la Société, sdsdc86@bbox.fr, des liens seront communiqués aux adhérents intéressés.   

Par ailleurs, les responsables de votre association et moi-même remercions la majorité d’entre vous qui ont bien voulu, au cours du premier trimestre, renouveler leur cotisation au titre de l’année 2021. Les retardataires, souvent involontaires, sont invités à faire de même sans attendre une possible relance des administrateurs. Déjà embarrassante, cette démarche accapare des dirigeants sollicités pour d’autres tâches également indispensables à la bonne marche de la Société.

En la matière, après la diffusion du bulletin n° 154 à la fin de mars et au début avril, l’équipe « publications » concocte le numéro 155. De son côté, la section « astronomie », en la personne de Jacques Dufour, son président, relate régulièrement l’odyssée de Persévérance sur Mars. Outre une diffusion par courriel, une insertion de ses articles est faite sur le site de la Société. Philippe Bellin, à tête de la section « nature », met sur pied des sorties botaniques pour les prochaines semaines. Les responsables des deux autres sections se préparent à une reprise des conférences à l’automne tout en proposant des articles destinés au bulletin. 

En espérant vous retrouver en bonne santé, par écran interposé, le 24 avril, les membres du conseil d’administration et moi-même vous recommandons de bien prendre soin de vous et de vos proches.  

A très bientôt.

Votre président, Denis Lemaître.

Mission Mars – Sol 46 – Ingenuity sur le sol martien – article de Jacques Dufour

Ingenuity sur le sol martien !

Le rover Perseverance a largué son petit compagnon Ingenuity. Les pieds de l’hélicoptère sont entrés en contact avec la surface martienne et le rover s’est rapidement éloigné.

« L’hélicoptère est sur la zone de vol ! » : la Nasa a confirmé aujourd’hui 4 avril 2021 qu’Ingenuity avait bien été posé sur Mars. À l’issue d’un déploiement qui a pris plusieurs jours, le rover a enfin pu se séparer d’Ingenuity. L’hélicoptère a fait une petite chute de 10 centimètres, depuis le ventre du rover auquel il était attaché par le haut. Les images brutes diffusées par l’agence spatiale montrent que Perseverance s’est ensuite mis à rouler, afin de laisser l’hélicoptère profiter des rayons du Soleil. Ingenuity doit désormais compter sur son panneau solaire, installé au-dessus de ses pales, pour obtenir de l’énergie.

Comme l’a mentionné le Jet Propulsion Laboratory, la prochaine étape pour Ingenuity, après ce contact réussi avec la surface martienne, est de survivre à la première nuit seul sur la planète, sans l’aide du rover. Ingenuity doit supporter des températures allant jusqu’à -90°C. Tant qu’il était lié à Perseverance, Ingenuity pouvait compter sur lui pour garder une batterie chargée à 100 %. Désormais, il doit s’alimenter seul en énergie, ce qui est nécessaire pour faire fonctionner son système de chauffage. L’agence spatiale doit vérifier si son hélicoptère survit à cette première nuit, si son panneau solaire fonctionne correctement et si les performances de la batterie sont bonnes. Si tel est le cas, il sera possible de passer aux étapes suivantes : déverrouiller les pales d’Ingenuity et tester tous ses capteurs et moteurs.

La première tentative de vol doit avoir lieu au plus tôt le 11 avril prochain. Si cet essai n’est pas repoussé, les premières données devraient ensuite arriver sur Terre le lendemain, le 12 avril. Il se contentera de s’élever, puis de redescendre, ce qui représente déjà un grand défi dans l’atmosphère martienne. Le vol doit durer une vingtaine de secondes, avec une altitude maximale de 3 mètres. Le rover, lui, doit observer la scène à 100 mètres de distance : de cette façon, les communications entre Perseverance et Ingenuity sont possibles, mais le rover reste en sécurité si l’hélicoptère échoue à sa mission. Si la première tentative de vol se passe bien et qu’Ingenuity est toujours fonctionnel, un autre vol sera réalisé. Au total, la Nasa prévoit jusqu’à 5 vols maximum, à chaque fois envisagés en fonction des résultats des essais précédents. Les paramètres des vols pourront changer, avec des déplacements horizontaux, des altitudes plus élevées (jusqu’à 5 mètres) et des durées plus longues (environ 90 secondes). L’hélicoptère est équipé de deux caméras qui doivent servir à immortaliser ses vols.

Pièce du premier avion des frères Wright à bord

La NASA a également annoncé que l’hélicoptère expérimental contenait un petit échantillon de tissu de l’avion Wright Flyer de 1903 des frères Wright.

Le parc historique de Carillon à Dayton, Ohio, la ville natale des Wright, a fait don du morceau de mousseline de la taille d’un timbre-poste de l’aile inférieure gauche de l’avion à la demande de la NASA. L’échantillon a fait le voyage de 480 millions de kilomètres vers Mars avec la bénédiction de l’arrière-petite-nièce et arrière-petit-neveu des frères Wright, a déclaré le conservateur du parc Steve Lucht.

« Wilbur et Orville Wright seraient heureux de savoir qu’un petit morceau de leur Wright Flyer I de 1903, la machine qui a lancé l’ère spatiale avec un vol d’à peine 400 m, va à nouveau entrer dans l’histoire sur Mars », ont déclaré Amanda Wright Lane et Stephen Wright, dans un communiqué fourni par le parc. Orville Wright était à bord pour le vol motorisé et contrôlé le 17 décembre 1903 à Kitty Hawk, en Caroline du Nord. Les frères se sont relayés, effectuant quatre vols ce jour-là.

Un fragment de bois et de tissu du Wright Flyer a volé vers la Lune avec Neil Armstrong d‘Apollo 11 en 1969. Un échantillon a également accompagné John Glenn en orbite à bord de la navette spatiale Discovery en 1998. Les deux astronautes venaient de l’Ohio. Le matériau est collé à un câble sous le panneau solaire de l’hélicoptère.

(En faisant preuve d’un peu de chauvinisme, il faut toutefois préciser que Clément Aderingénieur français, pionnier de l’aviation, serait le premier à avoir fait décoller un engin motorisé plus lourd que l’air 13 ans plus tôt en 1890, même s’il n’existe pas de preuve formelle qu’il ait effectivement quitté le sol, ni qu’il ait pu manœuvrer l’appareil).

 

Bonne soirée sur Terre,

Jacques Dufour

Lettre d’information aux adhérents du 8 mars 2021

Chère adhérente, cher adhérent,

A la veille de l’anniversaire du premier confinement de 2020 et à quelques jours du printemps 2021, l’horizon ne s’éclaircit pas pour une reprise normale des activités de la Société des Sciences.

A court terme, l’assemblée générale ordinaire, programmée le 24 avril, se tiendra à distance. Les documents nécessaires notamment aux votes vous seront adressés en même temps que le bulletin n° 154 avec une notice explicative. Une mise en ligne de l’ensemble sur le site est envisageable. Si la diffusion de ces écrits par internet occasionne très peu de frais, il en va tout autrement pour un envoi postal atteignant près de 6 € par bulletin. A titre indicatif, le montant de l’adhésion des sociétaires concernés couvre juste les trois envois annuels des bulletins vendus au « prix coûtant » de l’impression. La finalité des adhésions est de permettre le bon fonctionnement de l’association et non de servir au seul affranchissement des bulletins.

Aussi ai-je le sentiment de devoir rappeler, à celle ou celui qu’il ne l’aurait pas encore fait, l’intérêt de régler au plus tôt la cotisation surtout lorsque la « version papier » du bulletin a été choisie et qu’une distribution par les « coursiers » bénévoles de la Société ne peut être assurée.

Par ailleurs, pour éviter de tomber dans une certaine léthargie, vos administrateurs multiplient les initiatives. La section « Astronomie », avec Jacques Dufour, vous propose de suivre l’aventure de Perseverance sur Mars avant de participer à des animations autour de la jeep lunaire au milieu de l’été. La section « Histoire » recherche des thèmes et des conférenciers pour l’automne prochain. La section « Nature » réfléchit à la mise sur pied de sorties au cours du printemps. La section « Patrimoine et architecture » prépare ses prochaines interventions en public. Dans le domaine patrimonial local, quelques-uns s’initient à la réalisation de courtes vidéos pouvant être diffusées sur une chaîne YouTube. Quant à elle, l’équipe « publications » œuvre déjà pour les bulletins n° 155 et n° 156. L’édition d’un bulletin spécial est à l’étude, même si aucun sujet n’a encore été retenu.

Ces projets s’ajoutent bien sûr aux préparatifs liés à l’organisation de l’assemblée générale du 24 avril. Même à distance, votre participation est essentielle à la vie de l’association. Outre une possible connexion par Zoom, à 10 h 00 le jour dit, un retour des pouvoirs et bulletins de vote dans le délai imparti est hautement souhaité.  

Prenez toujours bien soin de vous et de vos proches. A très bientôt.

Le 08 mars 2021.

Votre président, Denis Lemaître.

Lettre d’information aux adhérents du 19 février 2021

Chère adhérente, cher adhérent,

La situation sanitaire actuelle et le manque de lisibilité sur la réouverture des espaces culturels contraignent la Société des Sciences à annuler les conférences de la fin de l’hiver voire du printemps. Les membres du conseil d’administration et moi-même en sommes désolés : depuis un an maintenant, nous vivons plus ou moins confinés et nous désespérons de pouvoir reprendre l’ensemble de nos activités, notamment la tenue pourtant obligatoire de notre assemblée générale.

Certes le 4 février, le conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine a dévoilé un projet d’expérimentation visant à établir un protocole de réouverture des lieux culturels. Mais les tests ne seraient pas réalisés avant avril ou mai.

Sans attendre une telle échéance, les administrateurs de la Société prennent les dispositions nécessaires à la tenue d’une assemblée générale le 24 avril 2021. Initialement souhaitée en présentiel avec un report dans les 6 mois après la fin de l’exercice, elle pourrait revêtir, comme déjà évoqué le mois dernier, une autre forme permettant une anticipation.

La préfecture de la Vienne indique deux solutions :

  • une réunion en visio ou audio-conférence même si les statuts ne le prévoient pas. Le dispositif doit permettre d’identifier les membres, de garantir une participation effective et d’assurer la retransmission simultanée des débats ;
  • une consultation écrite des membres et vote par correspondance sans réunion. Les débats sont exclusivement écrits. Le bulletin de réponse peut être envoyé par message électronique dans le délai fixé par la personne convoquant l’assemblée.

Un dispositif mixte pourrait être retenu : associant le vote par correspondance et une courte réunion en visio-conférence. Les administrateurs se préparent déjà à une telle possibilité. Le 2 février, ils ont tenu une première réunion du conseil d’administration en visio-conférence. Les modalités pratiques de la tenue de cette assemblée à longue distance vous seront précisées au plus tard à la fin du mois de mars.

A la même époque, le bulletin n° 154 devrait être diffusé. Des articles régulièrement postés sur le site peuvent utilement vous faire patienter.

Avec les modestes outils à leur disposition, soyez assuré que les administrateurs de votre association veillent à maintenir le lien avec vous malgré une crise sanitaire mettant à mal le monde associatif. Toutes les meilleures idées et les bonnes volontés seront les bienvenues pour continuer et repartir au mieux dès que possible.

Prenez bien soin de vous et de vos proches. A très bientôt.

Votre président, Denis Lemaître.

Un chasseur d’images amateur sur le site de la Manu inondé à Châtellerault (Vienne)

Le 3 février 2021, le chasseur d‘images amateur, toujours porteur du masque chirurgical, est témoin, comme d’autres passionnés, d’un phénomène climatique touchant le site de la Manu, dans sa partie ouverte au public, phénomène rendant impossible momentanément l’observation de ses amis ailés.

En début de matinée, devant se rendre à Châteauneuf chez sa coiffeuse, il ne peut traverser la Vienne par le pont Camille de Hogues, interdit à la circulation par un arrêté municipal.

Dérouté vers le pont Henri IV, il longe la Vienne dont les eaux ont beaucoup monté dans la nuit. L’échelle de crue de cet ouvrage indiquera 4,15 mètres en début d’après-midi. L’île Cognet est complètement submergée ainsi que le parking le long du quai Alsace-Lorraine. La promenade des Acadiens est également sous les eaux.

L’île Cognet submergée.

Moins d’une heure plus tard, avec sa coupe rafraichie, il rejoint le site de la Manu où l’attend une surprise. Outre un accès interdit par les grilles fermées, les abords du canal sont inondés. Les deux embarcations y flottent à hauteur des quais. En compagnie d’autres photographes amateurs, il immortalise la scène en prenant quelques clichés avec son téléphone portable. Au retour par le quai des Martyrs de la résistance, avec cet appareil, il saisira l’envol de quelques colverts réfugiés sur le muret bordant la Vienne.

Les embarcations sur le canal.

Au cours de l’après-midi, il ne peut s’empêcher de retourner sur les lieux du crime, doté alors de son appareil photo. Outre la volonté de faire quelques vues « aériennes » depuis la passerelle Vilmouth, il souhaite observer le niveau de l’eau sur le site à l’aide des échelles de crues implantées près du canal.

L’échelle, située à l’est de la passerelle métallique, lui permet de noter un niveau similaire à la crue du 25 mars 1912.

Le canal débordant.

L’échelle de crue à l’est du canal.

De sa position élevée depuis les cheminées de 45 mètres, il constate l’étendue du débordement dans la partie nord du canal. Au milieu de la Vienne, la pointe nord du terre-plein central est sous l’eau. Le niveau de l’eau est très proche en amont et en aval de l’usine électrique. Les clapets du déversoir sont baissés pour permettre un écoulement rapide des eaux.

L’usine Edf sur la Vienne

Selon la presse locale du jour, « si le spectacle de la crue attire toujours beaucoup de curieux et de photographes aux abords des quais et du pont Henri IV, il n’est pas inhabituel à cette époque de l’année ». Le chasseur d’images, fréquentant de manière assidue le site de la Manu depuis 16 ans, n’avait jamais photographié un tel débordement du canal.

Denis Lemaître

Lettre d’information aux adhérents du 23 janvier 2021

Chère adhérente, cher adhérent,

La prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’en juin 2021 interroge quant à la reprise effective des activités publiques de la Société des Sciences au cours du premier semestre.

Compte tenu du contexte, les salles communales sont restées fermées en janvier. Rien ne permet d’envisager une ouverture avant la fin de l’hiver. Par conséquence, les manifestations seront encore suspendues durant cette période.

Aussi notre assemblée générale, à la réunion déjà reportée, ne peut-elle se concevoir, sous une forme ordinaire, avant le printemps. Par une ordonnance du 2 décembre 2020, l’Etat a d’ailleurs reconduit des mesures permettant, jusqu’au 1er avril 2021, de surseoir à la tenue de telles instances. 

Pour autant, vos administrateurs prennent déjà les dispositions nécessaires à cette assemblée avec une première échéance à la fin du mois d’avril. Les rapports d’activités sont en cours d’élaboration. Avec le rapport moral et les orientations du président, ils pourraient être diffusés au cours du mois de février.

En prévision d’une impossibilité matérielle de pouvoir se réunir avant l’été prochain, sous le format habituel, une solution intermédiaire pourrait consister dans un vote des résolutions par courrier ou courriel. Les documents nécessaires seraient alors joints aux rapports. Un conseil d’administration, mandaté par un nombre suffisant de pouvoirs, pourrait alors prendre les décisions nécessaires à la poursuite de nos activités.

Pour l’instant, une bonne gouvernance passe par l’expression de deux besoins urgents pouvant être satisfaits par du volontariat. Le contrôle de la trésorerie, selon les souhaits de notre trésorier, demande l’intervention d’un vérificateur des comptes n’ayant aucune responsabilité dans l’association. Les candidats éventuels sont invités à prendre contact avec Dominique Péteul (tph. 06 62 77 76 95 ou dominique.peteul@gmail.com).

Par ailleurs, le conseil d’administration, comptant aujourd’hui 15 membres, pourrait être opportunément renforcé de 4 ou 5 personnes. Les volontaires peuvent se manifester en cochant la case « bénévolat » du bulletin d’adhésion ou auprès de Geneviève Ollivier, secrétaire de la Société (tph. 05 49 23 04 25).

Dans le cadre de ces préparatifs, en janvier, des consultations en comité restreint ont été régulièrement réalisées les quatre mardis après-midis avant la réunion en visioconférence d’un conseil le 2 février 2021.

Avant de pouvoir nous retrouver le plus tôt possible, vos administrateurs vous assurent de la diffusion prochaine du bulletin n° 154 en cours de montage. Il devrait être suivi de deux autres numéros au cours de l’année. En plus, à l’instar des derniers mois, des articles et informations paraîtront sur le site.

Prenez bien soin de vous et de vos proches. A très bientôt.

Votre président, Denis Lemaître.

 

Un chasseur d’images amateur reconfiné en novembre 2020.

Le vendredi 30 octobre 2020, à minuit, le deuxième confinement, annoncé deux jours plus tôt par le président de la République, prend effet. Le dispositif connaît quelques différences notables par rapport au premier : ouverture des établissements scolaires, maintien de l’ouverture des parcs et espaces verts…

L’attestation de déplacement dérogatoire est de retour avec neuf types de motifs permettant d’y déroger. Comme au printemps, des déplacements brefs, liés à l’activité physique ou à la promenade, sont notamment possibles « dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile ». Les formulaires du journal local seront utilisés, évitant ainsi l’impression sur une feuille blanche.

A l’instar des travaux suspendus au déversoir de l’usine EDF depuis la fin d’octobre, la vie semble s’être figée sur le plan d’eau où restent seuls vraiment actifs les cygnes et les cormorans. Cette impression est la conséquence d’une observation plus restreinte des lieux. Tout en ayant pris le risque de porter son appareil photo, le chasseur d’images peut difficilement rester quelques dizaines de minutes à scruter les bords de la Vienne afin d’y repérer notamment les martins-pêcheurs. La vision furtive de leurs vols lui permet toutefois de s’assurer de leur présence.

Les oiseaux blancs et leurs homologues noirs semblent s’être partagé le coin. Les cormorans se cantonnent en amont du pont Camille de Hogues, notamment à l’ouest du terre-plein central de l’usine, et y occupent le sommet des arbres, utilisés comme dortoirs. La douzaine de cygnes se maintient en aval du même pont. De part et d’autre, quelques téméraires osent des incursions dans le camp adverse sans déclencher des protestations. S’ils sont le fait d’oiseaux solitaires chez les sombres, ces raids sont exécutés par des couples clairs.

Outre des rondes rapides aux abords du plan d’eau, les promenades quotidiennes comprennent également une traversée du parc Aristide Briand. Le port du masque y est obligatoire avec un accès possible aux jeux d’enfants. Très peu fréquenté, ce parc offre un abri sûr à plusieurs passereaux : mésanges, pinsons des arbres et moineaux.

Les rues empruntées offrent également des surprises : tourterelles turques dans la rue de l’abbé Lalanne, étourneaux dans la rue Camille Lebeau.

Comme au printemps, des oiseaux sont également observés dans la résidence du chasseur d’images : le 3 novembre, une mésange bleue agrippée au mur d’enceinte, les 8 et 16, trois chardonnerets déjeunant dans les arbres de l’allée principale, le 14, un rouge-gorge dans un jardin voisin.

A partir de la fin du mois de novembre, l’allongement, dans la limite de trois heures quotidiennes, des déplacements en plein air autorise des

rencontres comme celle d’un homologue, le 28, en pleine action devant le pont Henri IV.

L’application AntiCovid est alors utilisée pour générer les attestations dérogatoires.

Cette nouvelle tolérance permet au photographe de répondre favorablement à une invitation de Philippe Bellin, le 2 décembre, pour une sortie « nature » au jardin de la Manu. L’organisateur, aidé de Max Poisay, guide ainsi deux amateurs dans la découverte de la flore locale. L’identification des plantes donne lieu à de fructueux échanges avec le recours occasionnel à des applications comme iNaturalist.

Au début du mois de décembre, avec l’arrivée du mauvais temps, la Vienne connaît une brusque montée des eaux qui entraîne une submersion de la végétation au fond du canal de décharge. Un puissant courant gêne l’activité des colverts. Les cormorans quittent le versant occidental du terre-plein pour se réfugier dans les arbres voisins. Moins nombreux, les cygnes continuent à se battre contre le courant pour trouver leur pitance. Le 5 décembre, un adulte et deux juvéniles s’aventurent à quelques mètres, en amont du barrage EDF.

Le cauchemar, décrit par Jacques Dufour dans « Mystère à Châtellerault », semble un instant devenir réalité. Heureusement la présence de la femelle du martin-pêcheur apporte, le 4 décembre, une note d’espoir. Le confinement automnal prendra fin le 15 décembre avec l’instauration d’un couvre-feu à partir de 20 h 00.

Denis Lemaître

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