1966-2016, 50 ans de la gendarmerie dans l’arrondissement de Châtellerault

Perception de son évolution dans la presse locale

En janvier 2016, un article de La Nouvelle République relatif au déménagement de la compagnie de gendarmerie départementale à Antoigné conduit à faire un rapprochement avec un autre écrit du même journal d’octobre 1966 concernant l’inauguration d’un nouveau quartier pour l’escadron 11/4 de gendarmerie mobile.

Le 6 octobre 1966, lors de cette inauguration du « quartier de la Gornière », le général Rousseau, commandant la 42e Division Militaire, insiste sur le « bon accueil » de l’escadron tout à fait dans la meilleure tradition châtelleraudaise. D’ailleurs, avec son école préparatoire et son escadron de gendarmerie mobile, Châtellerault n’est-elle pas devenue une véritable « capitale de la gendarmerie », de cette arme fidèle aux plus nobles traditions ?

Cinquante ans plus tard, au cours du mois de janvier 2016, Denys Frétier, l’auteur de l’article relatif à l’abandon de la caserne du boulevard Aristide-Briand, conclut :

« Avec la fermeture de l’école de gendarmerie en 2009 et le départ de la compagnie de la caserne Moricet, une page de l’histoire de la gendarmerie châtelleraudaise en centre-ville se tourne« .

Comment la gendarmerie en est-elle arrivée là, à Châtellerault et dans le reste de l’arrondissement ? La réponse est fournie par la presse locale des 50 années concernées.

I – LA SITUATION AU DEBUT DE LA DEUXIEME MOITIE DU 20e SIECLE.

II – Le contexte général.

En 1958, la gendarmerie départementale est réorganisée. Implantée au chef-lieu du département à Poitiers, la compagnie départementale de la Vienne devient le groupement de gendarmerie départementale (GD) de la Vienne. Pour l’arrondissement de Châtellerault-Loudun, la section locale devient compagnie de gendarmerie départementale de Châtellerault.

Une décision ministérielle du 22 octobre 1958 crée, à la caserne de Laâge, l’école préparatoire de gendarmerie de Châtellerault (EPG), destinée à la formation des élèves gendarmes.

En 1965, au niveau des groupements, sont créés les pelotons motorisés. La même année, un repos hebdomadaire d’une journée et demie est accordé aux gendarmes.

La suppression de la gendarmerie mobile (GM) est alors envisagée. Son existence est mise en cause à l’issue des conflits coloniaux depuis 1964. Les violentes manifestations de rues de mai-juin1968 la sauveront.

Les circulaires des 8 octobre et 14 novembre 1966 organisent la gendarmerie en 7 commandements régionaux et 22 commandements de circonscriptions régionales coiffant la GD et la GM. Les légions de la gendarmerie mobile sont supprimées. La réorganisation sera mise en œuvre le 1er janvier 1967.

Retrouvez l’intégralité de cet article dans l’espace privé de la Société des Sciences.

 

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